L’association

Notre Association a pris en 1991 le relais, en quelque sorte, de l’Amicale des Anciennes Internées entrée en sommeil suite à une succession de décès. Elle a été créée par Charles Couchet et Christian Bardou qui avaient noué des liens étroits avec nombre d’entre elles pour perpétuer leur souvenir. Il faut se souvenir de l’amnésie qui, pendant plus d’un demi-siècle, a prévalu en France.

De 1991 à 1998, l’activité de l’Association est restée limitée à entretenir la “flamme du souvenir” lors de la commémoration de la Libération de Gaillac, le 3ème ou le 4ème dimanche du mois d’août avec le soutien des Mouvements de la Résistance locale (groupe Vendôme): dépôt de gerbes à la stèle du camp de Brens, cérémonie au square Joffre (voir Bulletin n°1, Année 2003). Son activité restait donc limitée à ce “devoir de mémoire” dans un climat d’indifférence à peu près générale et le camp restait donc un camp oublié et méconnu, sauf de la part d’historiennes: Diana Fabre, Rolande Trempé et Mechtild Gilzmer.

C’est à l’occasion d’un Salon du Livre que s’est produit à l’automne 1998 le “déclic” avec le film “Camp de Femmes” de R. Trempé, la Conférence-Débat qu’elle animait avec Monique Lise-Cohen, et les témoignnages d’une ancienne internée, Angelita Bettini, qui ont bouleversé l’assistance (voir Bulletin n°1, 2003).

Depuis cet évènement mémorable, l’Association a décuplé le nombre d’adhérents. Depuis de nombreuses années, nous avons travaillé dans diverses directions pour sortir le camp de Brens de l’oubli. Lors de conférences-débats à Brens, à l’Athanor d’Albi, etc.. , Angelita Bettini, devenue notre Présidente, a révélé des qualités extraordinaires devant tous les publics, scolaires ou adultes, pour faire connaître, de manière vivante, le vécu des internées. Une exposition a été réalisée à partir des Archives Départementales et circule à la demande, en particulier des établissements scolaires. Un site a été ouvert sur Internet par Laurent Lagriffoul (https://apsicbr.wordpress.com/)

L’action de sensibilisation a pris la forme de manifestations culturelles: “Paroles d’Internées” par les lecteurs de Rideau Rouge, Cabaret Berlinois par l’Opéra Eclaté d’Olivier Desbordes à la Scène Nationale d’Albi (Athanor), création sublime de la conteuse Gigi Bigot “Peau d’Ame” prenant appui sur la vie d’Angelita.

Vous pouvez voir dans les Bulletins édités régulièrement le travail d’information avec la volonté d’éclairer le passé afin de mieux comprendre le présent. (les nouveaux adhérents peuvent demander le bulletin n°1, de l’année 2003, qui fournit un historique plus détaillé; d’autres bulletins peuvent vous être délivrés à votre demande)

Au terme d’une histoire qui débute en 1991, l’association se trouve confrontée aujourd’hui à une situation où son objectif essentiel – créer un lieu de mémoire et de pédagogie à l’emplacement du camp de femmes de Brens – ne peut être atteint sans l’appui et l’expérience d’autres associations semblables à la nôtre.

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Une réflexion au sujet de « L’association »

  1. Bonjour, je voudrais passer commande de la publication Le site du camp de Brens.
    Pourriez-vous m’envoyer les modalités.

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