Conférence de Marcel Frydman : « Le traumatisme de l’enfant caché »

Samedi 14 octobre 2017 à 17h

à l’Auditorium Dom Vayssette de Gaillac

 

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          Dans cette conférence-débat, Marcel Frydman évoquera les traumatismes spécifiques des enfants juifs cachés sous l’occupation nazie.

          Pour cela il s’appuiera sur ses recherches universitaires qui ont été publiées sous le titre Le traumatisme de l’enfant caché (préfacé par Serge Klarsfeld ; Editions L’Harmattan) ainsi que sur son vécu personnel d’enfant caché après son passage par le camp de Brens.Marcel Frydman, Le traumatisme de l'enfant caché, visuel

          Nous nous réjouissons d’accueillir Marcel Frydman pour une conférence sur la thématique  des enfants juifs cachés sous l’occupation nazie. Qui est Marcel Frydman ? Il est Docteur en sciences psychopédagogiques et professeur émérite à l’Université de Mons-Hainaut en Belgique. Sur cette thématique, il est aussi connu dans son pays que Boris Cyrulnik en France. Il a en commun avec son collègue (psychiatre) français d’avoir été enfant caché – obligé de taire sa véritable identité ainsi que le fait qu’il était juif – et d’avoir par la suite mené des recherches scientifiques sur les souffrances spécifiques des anciens enfants cachés afin de les aider à accéder à une forme de résilience.

          Notre association a cependant une raison supplémentaire d’accorder une grande importance à cette rencontre avec Marcel Frydman : son passage en tant qu’enfant par le camp de Brens à l’époque où il fonctionnait comme « Centre d’hébergement » pour des Juifs étrangers mais aussi pour des Espagnols (septembre 1940 – 4 mars 1941). Normalement en tant que « famille », le petit Marcel et sa mère auraient dû être transférés le 25 février 1941, avec les sept cent quatre-vingt-treize enfants et parents du camp de Brens vers le « Centre de regroupement familial » de Rivesaltes. Du camp de Rivesaltes, ils auraient très certainement été déportés vers un camp d’extermination nazi. S’ils ont pu échapper à une mort quasiment programmée, ils le doivent à des amis belges qui ont dépêché auprès d’eux un « passeur » qui, au début janvier 1941, les a ramenés en Belgique où ils ont survécu, séparément cachés jusqu’à la Libération. Aussi court que fut son séjour au camp de  Brens (du 3 octobre 1940 au début janvier 1941), celui-ci l’a tant marqué qu’il a tenu en septembre 2005 – soit 65 ans après son séjour – à revenir sur les lieux avec son épouse à l’occasion du Colloque de Lacaune – organisé par notre ami Jacques Fijalkow – où certains d’entre nous avaient écouté avec intérêt sa communication sur les enfants cachés en Belgique sans savoir à cette époque qu’il était passé par le camp de Brens.

          Nous vous convions à participer nombreux à cette rencontre importante pour notre association, le samedi 14 octobre 2017 à 17h, à l’Auditorium Dom Vayssette où vous pourrez également vous procurer et vous faire dédicacer son livre.

Entrée libre avec participation volontaire aux frais

A noter :

Notre association a proposé à différents partenaires de profiter de la venue exceptionnelle de Marcel Frydman en Midi-Pyrénées. L’Institut de recherche et de formation du Mouvement pour une Alternative Non-violente (IFMAN) de Rodez, le Lycée Victor Hugo de Gaillac et un Etablissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) du Tarn ont ainsi concrétisé nos propositions :

  • Vendredi 13 octobre à 20h30 à Sébazac-Concourès (12740 ; Salle de la Doline), Marcel Frydman donnera, pour l’IFMAN de Rodez, une conférence intitulée : Violence à la télévision. Quelle éducation aux images ? Conséquences de la violence omniprésente dans les médias.
  • Lundi 16 octobre en journée dans un ESAT tarnais, il interviendra pour des membres du personnel et des résidents sur le sevrage et la prévention du tabagisme.
  • Lundi 16 octobre à 19h15, au Lycée Victor Hugo de Gaillac, il donnera une conférence sur la prévention des habitudes tabagiques dont il est un spécialiste sur le plan international. Celle-ci s’adressera prioritairement aux parents d’élèves et aux lycéens et sera accessible au public extérieur à l’établissement mais uniquement sur inscription auprès de : remi.demonsant@gmail.com.
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Présentation du camp de Brens à Carmaux

Mardi 25 avril 2017

à la Salle de l’Orangerie de Carmaux

Cette manifestation organisée par l’association carmausine De Quoi J’me Mêle s’adresse au tout public et particulièrement aux élèves des établissements secondaires de Carmaux : le Collège Augustin Malroux et le Lycée Aucouturier.

9h00 à 17h15 : Exposition en continu : « Il n’y a pas d’avenir sans mémoire » : Un camp pour femmes : Brens, 1942-1944

Camps de Brens et de Rieucros – Camp de Septfonds

Dans la même salle, pendant la journée d’exposition :

9h30 à 11h30 : Diffusion du film La Raffle

14h00 à 15h00 : Diffusion d’un film La Retirada

16H00 à 16h45 : Diffusion d’un film documentaire sur le camp de Septfonds

17h15 à 18 h15 : Diffusion du film Camp de femmes de Rolande Trempé

18h 45 à 19h 45 : Réception / Apéritif dinatoire

20h00 à 22 h00 : Conférence-débat : Les camps de Rieucros, Brens, et Septfonds

Notre association y sera présente aux côté de José Gonzalez, président du Centre d’Interprétation et d’Investigation de la Mémoire d’Espagne Républicaine

Spectacle théâtral « Rivesaltes-fictions itinérantes » de Vincent Bady

Vendredi 7 avril 2017 à 20h30

à l’Espace Socioculturel de Brens

Spectacle théâtral :

Rivesaltes-fictions itinérantes

avec V. Bady et Marion Lechevallier,

de la Compagnie Les Trois-Huit/Nouveau Théâtre du 8° de Lyon

Entrée libre et participation volontaire aux frais

Affiche Rivesaltes Brens

Rivesaltes-fictions itinérantes raconte un trajet dans les décombres historiques et les traces imaginaires d’un camp militaire d’Occitanie qui, de 1940 à 2007, a servi à interner successivement plusieurs catégories d’ »indésirables » : réfugiés républicains espagnols, juifs, tsiganes, harkis et plus récemment étrangers sans-papiers.

« Rivesaltes-fictions itinérantes » expose un trajet personnel, subjectif, mon arpentage des lieux géographiques, historiques, imaginaires d’un camp d’internement qui a pris diverses formes pendant presqu’un siècle.

Le spectacle ne vise pas à restituer une histoire chronologique du lieu mais à travailler la mémoire qui en reste, comme un bloc de traces enchevêtrées, fragmentaires.

Dans les décombres actuelles du camp, il cherche à faire glisser les unes sur les autres les images du passé et du présent afin de questionner nos représentations d’un camp comme celui de Rivesaltes qui a perduré jusqu’à récemment.

L’écriture mêle les documents, les témoignages réels et reconstruits, elle reconstitue des moments de l’histoire singulière de personnes internées, elle fait parler des témoins indirects (habitants voisins du camp, employés d’organismes ou de services attachés), elle travaille les formes de la communication et du discours politiques sur l’histoire du camp. Elle explore l’imaginaire lié à la mémoire d’un lieu d’infamie. Vincent Bady, auteur et metteur en scène

Production Les Trois-Huit au Nouveau Théâtre du 8e. Les Trois-Huit, compagnie de théâtre sont conventionnés par la Ville de Lyon, le Ministère de la Culture-DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Photos©Emile Zeizig

Ce spectacle  est proposé dans le cadre d’un voyage scolaire d’une cinquantaine de lycéens du Lycée Rabelais de Saint Brieuc (Côtes d’Armor) ayant pour thème Sur les chemins de la Retirada.

L’exposition de notre association « Il n’y a pas d’avenir sans mémoire » : Un camp pour femmes : Brens, 1942-1944 sera présentée dans la salle de spectacle.

Présentation du camp de Brens

Présentation du camp de Brens

Mardi 28 février 2017 à 20h30

à Cartes sur table, bar culturel & coopératif

(56, rue Joseph Rigal, 81600 Gaillac)

 

A l’invitation de Cartes sur table, notre association présentera le camp de Brens à l’aide de son exposition « Il n’y a pas d’avenir sans mémoire » : Un camp pour femmes : Brens, 1942-1944 et d’un diaporama évoquant l’histoire des camps de Rieucros et de Brens. Sur le stand de l’association seront proposés quelques documents dont notre dernière brochure Le site du Camp de Brens dans l’Histoire publiée en 2016.

15ème « Journée Internationale des Femmes »

15ème Journée Internationale des Femmes

organisée à Gaillac les 3, 4, 7 et 11 mars 2017

par

l’Association pour Perpétuer le Souvenir des Internées
des Camps de Brens et de Rieucros

&
Paroles de femmes

Vendredi 3 mars

– 18h30 à la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC)

  • Vernissage des expositions qui resteront visibles jusqu’au vendredi 24 mars :

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– 20h30 à l’Auditorium Dom Vayssette

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Projection du film « Compañeras » de Dominique Gautier et Jean Ortiz suivie d’un débat avec Betty Fournier et Michel de Chanterac. Le film retrace la participation et le rôle des femmes dans la défense de la République espagnole, dans l’anti-franquisme. Pendant 10 ans, Dominique Gautier et Jean Ortiz ont interviewé, rencontré, suivi, ces femmes courage, mères, épouses, en première ligne ou à l’arrière du front, miliciennes, combattantes, guérilleras, agents de liaison, recueillant des heures de témoignages plus forts et plus poignants les uns que les autres. Des portraits chaleureux de femmes anarchistes, communistes, socialistes…, des mots dits, des silences, des regards. Beaucoup de dignité. « Compañeras » raconte l’avant 1931, la République, la Guerre d’Espagne, l’anti-franquisme, une «transition» sans rupture, le rétablissement d’une démocratie bancale… Il termine par la condition de la femme sous le très conservateur gouvernement Rajoy, sur le nécessaire combat de mémoire, mais tourné vers le futur, ainsi que sur le ressenti de la troisième génération «républicaine».

Samedi 4 mars à la M.J.C.

– 14h30 : Visite des expositions, du stand de l’association et de la buvette

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– 15h00 : « Nous rapporterons ces paroles« , lecture théâtralisée et musicale inspirée par « Qui rapportera ces paroles » de Charlotte Delbo, mise en espace par Aurore Lerat (Compagnie L’Espante) : L’action se passe au sein du quartier des femmes dans le camp d’Auschwitz-Birkenau. Plongée dans cet univers de terreur et de souffrances indéfinissables, où les cadavres s’empilent jour après jour, Françoise – alter ego de Charlotte Delbo – veut mettre fin à ses jours. Une de ses compagnes lui oppose qu’un combattant ne se suicide pas, qu’elle n’a pas le droit, pas le choix. Si Françoise finit par se résoudre à continuer à vivre, c’est qu’autour d’elle il y a les « petites », qu’il faut soutenir, ne pas lâcher. Et surtout, il faut tenir pour qu’au bout de la chaîne, il y en ait au moins une qui revienne et rapporte la vérité, brute et nue, de ce qu’elles auront traversé, là-bas, « aux confins du monde habité ». Vivre ou mourir, lutter ou abandonner, et pourquoi ? Voilà les questions qui se sont imposées à l’auteur et aux femmes déportées tout au long de leur calvaire…

Tarif normal : 8 euros. Tarif réduit : 6 euros (pour les moins de 18 ans, titulaires du RSA, demandeurs d’emploi) ;
uniquement sur réservation auprès de l’Office de Tourisme (0 805 400 828).

– 16h15 : Visite des expositions, du stand de l’association et de la buvette

– 17h00 : « Résistance et espoir« , lecture par les Amis de la poésie qui, avec « Nous rapporterons ces paroles », s’inscrit également dans la manifestation nationale du 19ème Printemps des Poètes.

– 17h 30 : Hommage à Rolande Trempé

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Notre association se devait de rendre hommage à Rolande Trempé – décédée le 12 avril dernier – qui a grandement contribué à une meilleure connaissance des camps de femmes de Rieucros et de Brens ainsi qu’à la « renaissance » de notre association à partir du Salon du Livre de Gaillac d’octobre 1998 qui l’avait invitée avec Angelita Bettini del Rio et Monique Lise Cohen pour évoquer cette histoire.

– Hommage à l’historienne par Rémy Pech, historien et ancien président de l’Université Toulouse – Jean Jaurès :

Rolande était, à la fois, savante, pétillante d’intelligence et résolue ainsi qu’extraordinairement « pédagogue ». Elle connaissait et nous apprenait l’histoire du mouvement ouvrier et celle des syndicats avec amour et passion. Nous étions toutes et tous, sous le charme. Paul Arrighi

– Hommage à la féministe par Agnès Fine, historienne et anthropologue :

Féministe, Rolande ? Elle s’en défendait, irritée par les divisions des féministes et dans son souci prioritaire du social. Mais en l’occurrence les mots comptent moins que les actes. Et le mouvement des femmes la revendique comme une de ses créatrices. Cette rebelle, généreuse, joyeuse, ouverte, dépourvue de tout préjugé, engagée sans emphase, critique sans acrimonie, fut une pionnière éprise de liberté dont le rire fraternel traverse notre temps. Michelle Perrot (Le Maitron)

– Projection du film « Camps de femmes » de Rolande Trempé et Claude Aubach

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– 19h30 : Apéritif offert par la Municipalité

Exception faite pour Nous rapporterons ces paroles, l’accès à la manifestation est libre avec participation volontaire aux frais les 3 et 4 mars.

Mardi 7 mars à Cartes sur table

– 20h00 : Conférence sur Marie Curie et Bronia Dluska, par Nane Vezinet

Samedi 11 mars à l’Auditorium Dom Vayssette

– 15h00 : Fatiha : animation poétique : Fatiha ne joue pas la comédie / Elle ne lit pas de textes / Elle n’arrange pas la réalité / Fatiha dit / Elle dit la vie / Elle dit sa vie de femme / Elle dit les souffrances et les joies / Elle dit une poésie essentielle.

– 16h00 : A la rencontre de Louise Grouès (1868-1931) femme de lettres et féministe : conférence de Luce Van Torre, auteure de Louise Grouès. Tout le ciel bleu – Tout le ciel noir (1868-1931), Les Autanes, 2014.

– 17h00 : Un Furieux Fourmillement de Poésie, présentation du livre réalisé par l’atelier d’écriture de Paroles de femmes

– 18h00 : Chansons de femmes, avec le trio Tchilibim composé d’Aurore Lerat (texte et voix), Christèle Carisetti (accordéon et voix), Caroline Perry (au violoncelle) :

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Le groupe « Tchilibim » ce sont trois donzelles qui s’étaient rencontrées il y a quelques années sur Toulouse et qui par le plus grand des hasards se retrouvent tarnaises d’adoption. Alors ni une ni deux, les voilà chevauchant leurs voix, leur accordéon et leur violoncelle pour nous proposer des textes originaux, dans le plus pur style chanson française. Elles y ajoutent des morceaux récoltés au gré de leurs voyages, distillant ici et là des touches de couleurs saisies sur les chemins d’Europe et d’ailleurs.

Ce concert ainsi que Fatiha et Un Furieux Fourmillement de Poésie s’inscrivent également dans la manifestation nationale du 19ème Printemps des Poètes.

– 19h00 : Tapas et boisson (8 euros, uniquement sur réservation avant le 6 mars à Paroles de Femmes au 0 951 873 170)

Assemblée générale de l’association

samedi 28 janvier 2017 à 15h

à la Maison des associations de Brens

Vous êtes cordialement invités à l’assemblée générale de l’association, samedi 28 janvier à 15h, à la nouvelle Maison des associations de Brens (460, Route de Cadalen).

A l’ordre du jour :

  • Bilan d’activités : Remi Demonsant, secrétaire
  • Bilan financier : Jeannine Audoye, trésorière
  • Rapport moral : Michel de Chanterac, secrétaire adjoint
  • Vote des quitus moral et financier
  • Renouvellement du conseil d’administration
  • Projets pour 2017 : Remi Demonsant

L’assemblée sera terminera autour du pot de l’amitié.

Notre association dispose désormais dans ce nouvel établissement communal d’un local où nous pouvons tenir nos réunions mensuelles ; après quelques aménagements nécessaires, nous y déposerons l’ensemble de notre documentation et de nos archives. Nous en remercions vivement la municipalité de Brens.

Présentation du camp de Brens

Vendredi 27 janvier 2017 à 20h30

à la Salle des fêtes de Cadalen

(81600, Rue de la mairie)

 

A l’invitation de l’association culturelle Vivre à Cadalen, notre association présentera le camp de Brens à l’aide de son exposition « Il n’y a pas d’avenir sans mémoire » : Un camp pour femmes : Brens, 1942-1944 et d’un diaporama évoquant l’histoire des camps de Rieucros et de Brens. Sur le stand de l’association seront proposés quelques documents dont notre dernière brochure Le site du Camp de Brens dans l’Histoire publiée en 2016.

Présentation du camp du Vernet

Samedi 19 novembre 2016 à partir de 15h

à l’Auditorium Dom Vayssette de Gaillac

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* VOYAGE DANS LE CURIEUX PAYS DU VERNET

Conférence de Raymond Cubells

président de l’Amicale des Anciens Internés Politiques et Résistants du camp de concentration du Vernet d’Ariège

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                C’est le titre d’un carnet de dessins écrit par Sandor Garaï & illustré par Vladimir Makaroff, tous deux internés dans le camp de concentration du Vernet d’Ariège à partir du 12 octobre 1939. Ces deux « étrangers indésirables suspects », le premier journaliste hongrois & le deuxième peintre décorateur russe, ont résisté avec les seules armes à leur disposition : COURAGE, TALENT & HUMOUR NOIR. La lecture de ce carnet sera ponctuée de documents d’archives & de photos afin de bien appréhender l’Histoire de ce CAMP DE CONCENTRATION FRANÇAIS.

 

* PHOTOGRAPHIE D’UN CAMP :

Le Vernet d’Ariège

Film de Linda Ferrer Roca, en présence de la réalisatrice

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             Au mois de mai 1993 un stock de vieux négatifs, trouvés dans un grenier, est confié à Linda Ferrer Roca. Il s’agit d’un vrac photographique où se côtoient quelques 2000 visages face-profil (une grande partie du fichier judiciaire du Camp d’Internement du Vernet d’Ariège –1939-1944) et des images de la vie quotidienne… Ce film s’organise autour de l’enquête menée par la réalisatrice pour situer, identifier, retrouver, dans la mesure du possible, les sujets de ces images. Il s’appuie sur la capacité de la photographie à réactiver la mémoire. Une mosaïque de paroles et de regards pour dire l’horreur et la banalité de l’enfermement.

 

* Présentation du livre de Bruno Frei,

Les hommes du Vernet,

par Raymond Cubells

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                Bruno FREI, de son vrai nom Benedikt FREISTADT, est interné au camp de concentration du Vernet d’Ariège du 12 octobre 1939 au 17 janvier 1941. Il écrit « Die Männer von Vernet » en 1948 . Sa traduction française ne pourra être publiée qu’en 2016 par les Editions du camp du Vernet.

Ce témoignage poignant révèle le courage, la dignité et l’humanité qui furent nécessaires aux « Hommes du Vernet » pour résister à l’absurde et à la violence du système concentrationnaire français, mis en place par la Troisième République française et amplifié par l’État français fasciste de Pétain.

Bruno Frei trace le devenir de certains de ces « Hommes du Vernet » dans le texte « Dix ans plus tard » également publié ici, dans une traduction de Françoise Pernot en collaboration avec Maria Cozar.

En annexe, vous trouverez des documents tirés des Archives départementales de l’Ariège.

Ce livre sera en vente sur le stand de l’association au prix de 15 euros.

                * L’après-midi, en participation libre mais nécessaire aux frais, se prolongera par une Auberge espagnole républicaine pour celles et ceux qui souhaitent.

Salon du Livre de Gaillac

Samedi 1er octobre et dimanche 2 octobre 2016, de 10 à 19h

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Notre association est invitée au Salon du livre pour la présentation de sa nouvelle brochure Le site du camp de Brens dans l’histoire (16 octobre 1939 – été 1945) parue en mars dernier qui évoque non seulement le camp de femmes de Brens mais également les différentes structures qui l’ont précédé et qui lui ont succédé sur le même site. Nous présenterons également nos ouvrages précédents et différents livres et documents concernant son histoire.

Gigi Bigot – dont nous avions créé le spectacle Peau d’âme sur l’histoire des camps de Rieucros et de Brens, lors de notre 1ère Journée Internationale des Femmes le 8 mars 2003 à Gaillac – y est également invitée pour une conférence intitulée Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles (dimanche à 10h30, Salle Touny Lérys) ainsi que pour le spectacle Redondaines (samedi à 17h30, Auditorium Dom Vayssette) et, avec son compagnon Pépito Matéo – que nous avions invité à Gaillac en novembre 2006, pour son spectacle sur la prison : Parloir avec la CIMADE pour son Festival Voyages, Regards croisés sur les migrations –, le spectacle Court Circuit (même jour à 20h30, même salle). Pour ces deux spectacles, réservation nécessaire au Pôle Culture : 05 63 81 20 19 ou salondulivre@ville-gaillac.fr.